Cela faisait un moment que je rêvais de cabane, de forêt, de ralentir quelques jours au plus près de la nature. J’avais repéré, depuis quelque temps, une maison d’hôtes en Provence plus précisément dans les Baronnies Provençales. Cet endroit semblait être le lieu idéal pour se ressourcer. Le choix du logement, en voyage, devient de plus en plus important pour moi. Parfois, c’est même le lieu qui m’amène à découvrir une région.

Nous allions bientôt fêter nos dix ans avec mon compagnon, l’occasion toute trouvée pour partir un long week-end en février.

Les Baronnies Provençales, ça vous parle ?

Ce parc naturel régional est un tout jeune parc français. Il a été classé « parc naturel régional » en 2015. Niché entre Alpes et Provence, le parc des Baronnies est un joyau de nature préservé du tourisme de masse qui offre moyenne montagne, champs d’oliviers et de lavandes, villages perchés et géologie.

On est arrivés en fin d’après-midi en Terre des Baronnies. Jusqu’à l’embranchement pour atteindre le lieu, nous sommes en pleine nature et on ne se doute pas une seconde qu’une maison d’hôtes se cache ici.

Reçus chaleureusement par Aline et Bruno, nos hôtes, nous découvrons  notre cocon pour les prochains jours. Au coeur d’une pinède, notre cabane se fond dans le paysage. Celle qui nous accueille se nomme la « Persée ». Il y en a cinq sur le site, toutes largement isolées les unes des autres. La « Persée » a la particularité de disposer de deux terrasses, une à l’étage et une autre au dessus en rooftop. Idéal pour observer la nature et les étoiles.


Pour ce premier soir, nous avions prévu de quoi pique-niquer dans notre cabane. Il est possible aussi de cuisiner dans un espace dédié ou se faire livrer un panier gourmand.

Ce mois de février est particulièrement clément, il n’est pas rare qu’il neige à cette époque de l’année dans les Hautes-Alpes. Je me lève tôt pour apprécier le lever de soleil au dessus des pins. Avec ma tasse de thé entre les mains, je me réveille doucement au rythme de la nature qui m’entoure. J’entends le son du ruisseau au loin et les premiers oiseaux, je sens le parfum des pins et de la rosée, une véritable thérapie du bien-être.



Après ce moment suspendu et un bon petit-déjeuner, nous partons ce matin à l’assaut du sommet de la montagne de Raton. On devrait en prendre plein les yeux, c’est la promesse de Bruno.

Randonnée Montagne de Raton

Dénivelé : 400 mètres

Durée : 2h (avec le pique-nique on peut facilement rester une demi-journée)

Départ : col de la fromagère

Difficulté : moyenne (une partie de la montée et de la descente sont un peu raides)

 

Le sentier démarre sur un chemin assez large puis s’enfonce doucement dans la forêt sous la montagne. La pente se raidit. Le temps est brumeux ce qui donne tout son charme au paysage. On atteint un petit vallon et oh surprise on surprend un chamois. Quelle chance.

Le chemin se poursuit par le franchissement d’une barre rocheuse et là WOW, le panorama nous met littéralement une claque. On arrive sur la crête de la Montagne de Raton.
La vue à 360 degrés est exceptionnelle et embrasse toute la région. Le spot déjeuner est tout trouvé.

Pour redescendre, on suit les cairns face au splendide paysage et sous l’œil du Mont Ventoux.

La journée s’est terminée au bord du lac de Cornillon-sur-l’Oule. Le temps grisonnant mettait particulièrement en valeur sa couleur bleue profonde.

La balade autour du lac est jolie. Les points de vue sont complètement différents d’une rive à l’autre.


Quel plaisir de rentrer ensuite dans notre cabane au milieu des pins. Ce soir nous optons pour le panier gourmand livré au pied de la cabane. On y trouvera des produits locaux minutieusement sélectionnés et de bons petits plats concoctés par Aline, cuisinière hors pair qui nous a régalés aux petits-déjeuners et au dîner.

Pendant ce week-end c’est aussi en empruntant des petites routes que nous découvrirons d’autres merveilles notamment via le Col des Tourettes.

Site géologique du Serre de l’Âne

Notre dernière virée, avant de rejoindre Toulouse, est consacrée à la falaise du Rocher du Caire à Remuzat. Ce site est connu notamment pour l’observation des vautours et offre des panoramas incroyables sur les gorges de l’Eygues et la vallée de l’Oule. Le paysage est aussi intéressant en tournant le dos à la falaise, comme l’impression d’être dans une peinture grandeur nature.

Trois sentiers de randonnées sont possibles sur place. Un simple A/R jusqu’à la falaise, une petite boucle ou la boucle populaire de 10km.

 

Et voilà notre virée prend fin ici.

Si cet article vous a donné envie de découvrir les Baronnies, voici une carte qui vous sera bien utile pour repérer les points d’intérêts du Parc.

A bientôt sur les routes de France !

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